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Alzheimer et denturologie

Vivre avec un proche victime d’Alzheimer est un défi. Mais au-delà de la maladie, il y a l’amour. Cette maladie est en croissance constante et force de constater qu’au moins 6 millions de personnes en sont atteintes en Amérique du Nord.

Le Professeur Alois Alzheimer est reçu médecin en 1888, année ou Sigmund Freud présente les premières notions de ce qui deviendra plus tard la psychanalyse. Le Pr. Alzheimer introduit à ce moment là, l’usage du microscope en psychiatrie. À cette époque, deux philosophies s’affrontent pour expliquer les origines des maladies mentales. La première, celle des psychistes, sont convaincus que les maladie mentales ont une origine psychique et leur traitement devient la manipulation des pensées. La deuxième’ celle des somatiques, soutiennent que ces troubles mentaux sont d’origine organique ou biologique.

Donc les médecins comme Alois Alzheimer qui s’intéressent aux changements biologiques et pathologiques sont mal vus par les psychistes comme Sigmund Freud. Alzheimer avait alors 24 ans lorsqu’il a joint le plus gros complexe psychiatrique d’Allemagne. C’est en 1906 après plusieurs observations du cerveau d’une patiente récemment décédée et qu’il suivait depuis cinq ans, qu’Alzheimer découvrit une forme de pathologie dégénérative apparente à la démence sénile. Ce n’est qu’en 1910, après avoir étudié d’autres patients atteints, qu’on parlera de maladie d’Alzheimer. Alois Alzheimer décède en 1915 à l’âge de 51 ans d’une longue maladie rénale.

L’Alzheimer est une maladie dégénérative qui affecte principalement les neurones et les cellules nerveuses qui font la connexion des informations dans le cerveau. Avec le temps, le cerveau perd des neurones un peu partout. Des morceaux de molécules se regroupent sous forme de plaques à l’extérieur des neurones et des dépôts s’y forment à l’intérieur en freinant leur bon fonctionnement.

L’Alzheimer est une forme de démence qui affecte la mémoire. Plus la maladie évolue, plus il y a perte de mémoire à court et moyen terme. Cela devient problématique pour les porteurs de prothèses dentaires.

Jusqu’à maintenant, les causes exactes de cette maladie demeurent inconnues. Selon plusieurs recherches, certains facteurs comme l’âge, le diabète, les traumatismes crâniens, les maladies cardio-vasculaires et l’obésité; mais également une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. sont susceptibles de déclencher la maladie. Cela fait déjà cent ans que les recherches se font sur les causes de l’Alzheimer. Les résultats démontrent que la contribution génétique à la maladie est présente de 70% à 80%, et ni les métaux lourds ou l’aluminium, ni les virus ne jouent de rôle dans la maladie d’Alzheimer. Comme l’espérance de vie a augmenté, nous retrouvons de plus en plus de cas d’Alzheimer.

Les recherches médicales actuelles ne permettent pas de traiter ou de guérir la maladie. Par contre, on utilise de plus en plus de médicaments qui stimulent la mémoire, ce qui aide dans certains cas à stabiliser l’évolution des symptômes, tout en atténuant les réactions agressives des personnes atteintes.

Il est important pour les personnes atteintes de socialiser. Le fait de socialiser stimule la mémoire et permet d’éviter le repli sur soi. Pour cette raison, lorsque nous avons un patient atteint d’Alzheimer dans nos cabinets, nous devons communiquer avec douceur et gentillesse; avoir beaucoup de patience et être un peu comme un ami. Il est bon de connaître certains faits de vie de ces personnes par l’entremise des proches. Évidemment, cela dépend également du niveau d’atteinte de la maladie. Il peut s’avérer parfois, impossible de traiter notre client. C’est à nous de juger notre capacité d’intervention et de connaître nos limites face à ce type de patient. Dans tous les cas, il faut agir avec tact et discernement, tout en étant complice avec les proches ou les gens qui s’en occupent. Fait à noter : les comportements peuvent changer brusquement. Il faut alors garder son calme, quitte à reporter la séance pour laquelle la personne est venue. Ne jamais insister et prévoyez plus de temps à votre horaire pour ces patients. Étant donné que ces patients ont tendance à perdre leurs repères comme par exemple, de ne pas savoir ou ils sont, de ne plus reconnaître les saisons, il arrive que ces patients fonctionnent mieux certains jours que d’autres ( dépendant du stade de la maladie).

Souvent, lorsque qu’une personne se rend compte qu’elle peut être atteinte de cette maladie, un sentiment d’impuissance et d’insécurité peut naître en elle, ce qui peut avoir pour effet de lui causer une frustration la poussant à s’isoler ou à développer de l’agressivité. Les peurs que génère la perte de contrôle de soi-même, engendrent des formes d’anxiété, de stress et d’inquiétudes.

Au début de la maladie, la personne se sachant atteinte, va chercher à nier le fait qu’elle en est atteinte. La sensibilité des personnes atteintes reste entière car ce sont les fonctions cognitives du cerveau qui sont affectées, l’intelligence rationnelle. L’intelligence intuitive reste fonctionnelle; la personne ressent la peine, la douleur, la compassion, la haine, l’impatience, etc…

Les personnes atteintes sont souvent sensibles sur le plan émotif et réceptifs aux démonstrations d’amour. Leur côté intuitif va capter vos intentions. D’où l’importance d’avoir une approche calme, gentille, rassurante et affable. La personne atteinte va détecter votre manque de confiance, votre peur, votre assurance et vos intentions : profit, manipulations, abus de tout genre. Elle ressent d’abord l’intention derrière votre action. Il est donc très important d’être transparent et honnête avec ces personnes. Soyez authentique avec ces patients. Notre profession en est une d’intégrité et c’est l’occasion de le démontrer. Si vous n’êtes pas tout d’abord authentique avec vous-même, croyez le ou non, le patient victime d’Alzheimer va ressentir la superficialité. Il est important de s’intéresser à ce patient pas seulement pour ce qu’il peut nous rapporter mais également pour son expérience de vie qu’il peut nous communiquer avec passion.

De nombreux défis liés à la notion de respect de l’individualité peuvent survenir. Par exemple, lorsque la personne atteinte refuse de participer au traitement, ou refuse une suggestion qui semble bénéfique pour elle; est-t-il préférable d’imposer pour son bien ou de respecter sa décision tout en proposant un autre choix? Le problème à ce moment-ci, c’est que lorsqu’on essai de lui expliquer quoi que ce soit, le patient ne décode plus ce genre de langage et c’est là que l’échec de la séance ou du traitement au complet survient. Respecter une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ne veut pas dire d’être d’accord avec tout ce qu’elle fait. Il faut être à l’écoute de ce que la personne nous dit et surtout de ce qu’elle ne nous dit pas. Il faut utiliser notre 6e sens pour comprendre par le langage du corps et du non
verbal, ce que la personne ressent

Depuis quelques années, le nombre de personnes atteintes d’Alzheimer va en augmentant et c’est directement proportionnel à l’espérance de vie qui est beaucoup plus longue qu’à l’ère chrétienne par exemple, ou elle était de 30 ans. On note que ce sont surtout les femmes qui en sont atteintes dans une proportion de 59% versus de 41% chez les hommes. Environ un nouveau cas d’Alzheimer apparaît à toutes les 7 secondes. Les prévisions font état de 14 millions de cas en Amérique du Nord d’ici 2050, ce qui est presque épidémique.

La recherche a beaucoup évoluée sur l’Alzheimer. Les chercheurs s’intéressent au stade  »pré-démentiel » de la maladie, car la progression de celle-ci peut s’étendre sur une période de huit à dix ans. Ainsi, bien que l’on ne puisse pas encore  »guérir » la maladie, on peut en ralentir la progression.

Voici l’échelle de progression de la maladie utilisée dans le monde selon le Dr. Barry Reisberg ( EDG= échelle de détérioration globale ) :

Stade 1 : aucun symptôme

Stade 2 : symptômes légers; pertes de mémoire récentes, difficultés à prendre des décisions

Stade 3 : mêmes symptômes mais avec un déclin mesurable aux tests neuro psychologiques. Sans entraves notoires aux activités normales.

Stade 4 : démence légère

Stade 5 : démence modérée ( pertes de repères et besoin d’accompagnement pour plusieurs activités régulières.

Stade 6 : démence sévère ( ne peut rester seul)

Stade 7 : démence très sévère à terminale ( difficulté à avaler ou à mâcher de façon sécuritaire ).

Cette échelle permet aux denturologistes d’évaluer les possibilités de traitements denturologiques. Chaque patient peut réagir de façon différente face au port de la prothèse dentaire amovible. Dans le cas des prothèses fixes, ( ponts, couronnes, sur implants) c’est l’hygiène qui pose problème. Nous nous intéressons ici aux porteurs de prothèses amovibles chez les patients atteints d’Alzheimer.

Les difficultés se présentent généralement entre le stade 4 et 5 de la maladie. Exemple : le patient perd sa prothèse, ne se rappelle plus ou il l’a déposé, etc… On peut à ce stade fabriquer ou réparer les prothèses. Le patient répond relativement bien au processus des rendez-vous.

Entre le stade 5 et 6, certains patients réagiront favorablement mais en général, cela devient pratiquement impossible de fabriquer ou de faire porter des prothèses à ces personnes.

Il est fortement recommandé à ce moment , de consulter la famille ou les aidants naturels pour expliquer la situation et ne pas profiter de ces patients; quitte à ne seulement que réparer ou ajuster les prothèses des patients qui sont encore capables de les porter de façon sécuritaire.

Lors de la prise de renseignements du questionnaire de santé, si nous remarquons que le patient peut être en stade 1, 2 ou 3 de la maladie, il peut être bon de recommander discrètement au patient ou à la famille de consulter un médecin.

Les stades 1, 2 et 3 peuvent nécessiter des changements de style de vie. Les stades 4, 5 et 6 nécessitent l’usage de médicaments. Les troubles de comportement émergent ou s’accentuent aux stades 5 et 6 de la maladie d’Alzheimer : apathie, agressivité, irritabilité et agitation.

Les démarches non-pharmacologiques personnelles suivantes peuvent retarder, atténuer, protéger et même empêcher le développement de la maladie :

A- adopter une alimentation de type méditerranéen. ( pauvre en viande rouge, riche en poisson et volaille, huile d’olive, légumes et graminées)
B- consommer de un à quatre verres de vin rouge par jour avec les repas. ( les polyphénols qu’il contient interfère dans l’oxydation des gras ou mauvais cholestérol.) Le vin rouge étant un puissant dilatateur des vaisseaux sanguins, aide à prévenir la formation de caillots et contribue à réduire le risque de 50% de développer la maladie d’Alzheimer.
C- faire de l’exercice de façon modérée. ( marche rapide, vélo, natation) au moins trois fois par semaine, de façon à favoriser la productions d’endorphines. Les endorphines donnent de l’énergie et contribuent à la stimulation du cerveau.
D- faire de l’exercice intellectuel. ( la lecture, internet, mots-croisés, jeux de société, etc…)
E- socialiser, rencontres de gens, échanges.

CONCLUSION :

La recherche scientifique a progressé au cours de la dernière décennie mais très lentement. Une des raisons est que, contrairement à des maladies comme le cancer, le diabète et les accidents vasculaires cérébraux, nous ne connaissons aucun animal qui, dans la nature, développe une maladie neurodégénérative identique à la maladie d’Alzheimer chez les humains. Le cerveau est l’organe le plus complexe du corps humain et son fonctionnement demeure encore peu élucidé.

Actuellement, les médicaments utilisés s’attaquent aux symptômes de la maladie mais n’empêchent pas les cellules de poursuivre leur dégénérescence. On sait aujourd’hui que de pouvoir contrôler les facteurs cardio-vasculaires a un impact direct sur la maladie d’Alzheimer.

-taux de cholestérol élevé
-diabète
-l’hypertension
-le syndrome métabolique
-l’obésité

Comme pour le cancer, lors de la consultation avec votre patient, il est important, si vous en avez le moindre doute, d’en aviser la famille afin de leur faire rencontrer un médecin.

RÉFÉRENCES :

Gendron, Marie. Le mystère Alzheimer : l’accompagnement, une voie de compassion, Éditions de l’Homme, 2008.
Asselin, Line. La face cachée de la maladie d’Alzheimer, Éditions Québec-livres, 2014.
Daviglus, M.L., B.L. Plassman et coll, Risks Factors and Preventive Interventions for Alzheimer Disease : State of the Science, Archives of neurology, vol. 100, 2011
Colleau, Isabelle. Alzheimer, guide pratique pour une meilleure prise en charge, Éditions Josette Lyon,Paris 2015
Drs Poirier Jules, Gauthier Serge. La maladie d’Alzheimer, le guide, Éditions du Trécarré, 2011

QUESTIONNAIRE :

Pour des raisons de facilité, le genre masculin est utilisé
1- L’Alzheimer est :

A- une maladie dégénérative
B- une forme de démence qui affecte la mémoire
C- s’apparente à une démence sénile
D- A et B sont vrais
E- toutes ces réponses sont bonnes.

2- Une personne atteinte d’Alzheimer perd toute sensibilité et ne ressent plus les émotions

A- vrai
B- faux

3- Alois Alzheimer découvrit la maladie qui porte maintenant son nom :

A- en psychanalysant des patients d’un institut psychiatrique
B- en étudiant pendant cinq ans le comportement cérébral de souris de laboratoire
C- en observant le cerveau d’une patiente décédée qu’il suivait pendant cinq ans
D- aucune de ces réponses

4- Lorsqu’un denturologiste traite un patient atteint d’Alzheimer en stade 1, 2ou 3 :

A- doit s’assurer de l’immobilité du patient
B- doit compter sur la famille du patient pour lui tenir la bouche ouverte
C- doit être calme, patient, affable et traiter ce patient un peu comme un ami avec gentillesse
D- ne doit pas du tout s’occuper de ce patient

5- Lorsqu’un patient atteint d’Alzheimer de stade 6 ou 7, le meilleur type de prothèses qu’on peut lui proposer est :

A- amovible centrique
B- amovible de semi-précision
C- amovible de précision
D- sur implants fixe ou amovible
E- aucune de ces réponses

6- Les démarches suivantes peuvent retarder le développement de la maladie :

A- faire de l’exercice intellectuel, physique modérément, socialiser
B- prendre des analgésiques ou drogues douces
C- manger des aliments riches en cholestérol
D- boire au moins 20 onces de gin par jour
E- aucune de ces réponses

7- Lesquels des facteurs suivants doit-on arriver à contrôler pour obtenir un certain impact sur la maladie d’Alzheimer?

A- l’obésité
B- le diabète
C- le glaucome
D- A et B
E- toutes ces réponses sont bonnes

8- Seules les prothèses fixes ne posent aucun problème chez les patients victimes de la maladie d’Alzheimer

A- vrai
B- faux

9- Chez une victime de l’Alzheimer, l’intelligence intuitive reste fonctionnelle. Le patient va donc ressentir :

A- l’intention derrière votre action
B- L’attention derrière son action
C- l’attrition de ses dents
D- A et B sont vrais
E- aucune de ces réponses

10- Le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer va en augmentant :

A- surtout chez les hommes à 59%
B- surtout chez les femmes à 59%
C- les prévisions sont de 14 millions de cas en 2050
D- B et C sont vrais

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